
Les chenilles processionnaires du pin et les chenilles processionnaires du chêne ont beaucoup de points communs. Ces insectes qui se déplacent en longues files indiennes, se nourrissent des feuilles des chênes ou des aiguilles des pins qu’elles affaiblissent sans toutefois les tuer. Leurs poils urticants peuvent être très dangereux pour les humains et les animaux domestiques, notamment les chiens. Que faut-il savoir de ces petites bêtes et comment lutter contre leur prolifération ?

En revanche, les risques sanitaires pour les hommes et les animaux sont assez sévères. Recouvertes de poils urticaires, les chenilles processionnaires sont capables de libérer dans l’air, en cas de menace, cette parure perverse, très facilement emportée par le vent. Ainsi peut-on être atteint par les poils urticants sans même avoir touché la moindre chenille. Et lorsque le poil se brise, il libère immédiatement la substance allergisante qu’il renferme : la thaumétopoéïne. Celle-ci provoque de très vives démangeaisons caractérisées par des érythèmes ou des éruptions prurigineux, parfois accompagnés d'atteintes oculaires ou pulmonaires voire des réactions allergiques plus graves comme des oedèmes de Quincke ou des chocs anaphylactiques.
Il faut absolument éviter de manipuler les nids de ces chenilles dans lesquels peuvent demeurer de nombreux poils urticants pendant plusieurs années.
Les animaux peuvent aussi être attaqués par les poils microscopiques de ces vilaines bestioles et, sans soin, il arrive que leurs langues se nécrosent et finissent en partie amputées.